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Territoire à part dans l’histoire du Tour de France

 
Quelques-unes des plus belles pages de la légende du Tour ont été écrites sur les routes de Savoie Mont Blanc. Aujourd’hui encore, la Savoie et Haute-Savoie sont régulièrement les juges de paix de la Grande Boucle. 

Les étapes de montagne

Il y a d’abord le côté comptable, révélateur d’une place à part.  Depuis 1947, la Savoie et la Haute-Savoie ont accueilli à 44 reprises le Tour de France. 69 ascensions ont été franchies. En 2021, les villes de Cluses, Tignes et Albertville ont accueilli les acteurs de la plus grande course cycliste de la planète. Au-delà des chiffres, c’est toute l’histoire du Tour de France qui se confond avec celle de notre territoire.  
 
Si le Tour est né en 1903 de la folie du Journal l’Auto, il attendra 1911 pour rallier nos montagnes avec une arrivée à Chamonix au terme d’une étape de 344 kilomètres. Deux jours plus tard, les forçats de la route quittaient la capitale de l’alpinisme pour rejoindre Grenoble, 366 kilomètres plus loin.  
Les images de ces héros d’un autre temps ont nourri l’imaginaire de plusieurs générations. Ces cols fascinent autant qu’ils inquiètent. Il est fréquent, chaque mois de juin, de croiser sur les pourcentages de Savoie et Haute-Savoie les champions du Tour. Pour quelle raison ? Il faut se remémorer chaque virage, chaque pente, s’imprégner des lieux, les dompter. Parce qu’ici, la Grande Boucle peut basculer. 

Le Tour de France

Etape du Plateau des Glières en 2018

À l'assaut des grands cols

Même pour les meilleurs cyclistes de la planète, il faut s’armer de patience, d’humilité pour se hisser jusqu’au Col du petit Saint Bernard (2188 mètres), à cheval entre la Savoie et l’Italie, pour passer le Col du Galibier (2642 mètres) qui permet de dévaler vers les Hautes-Alpes ou encore apercevoir le panneau du Col de l’Iseran perché à 2764 mètres. Ce dernier, plus haut col du territoire, reste une bête fougueuse et imprévisible, parfois bien difficile à apprivoiser.

 

 Le saviez-vous ?

En 1996, le peloton franchit son sommet en voiture, la neige avait rendu le passage des cyclistes impossible.

En 2019, à 48 heures du dénouement sur les boulevards parisiens, le peloton escalade l’Iseran depuis Bonneval sur Arc. Tout sera stoppé quelques minutes plus tard dans la descente, une coulée de boue précipitant la fin d’étape.  

Des étapes inédites

Depuis, le Tour de France a exploré de nouveaux itinéraires au cœur de notre territoire. Pour entretenir la légende. Et la renouveler. 
Ainsi, en 2018, la Grande Boucle empruntait pour la première fois la montée du Plateau des Glières, haut lieu de la résistance, à 1390 mètres d’altitude : 9,4 kilomètres d’ascension depuis Nant Sec avec pour conclure un passage sur des chemins blancs, comme une ode au vélo d’antan diffusé en mondo vision.  

Cent dix ans après le premier passage du Tour de France en Savoie et Haute-Savoie, notre territoire continue de fasciner. Ici, chaque année, les cyclistes venus des quatre coins du monde partent à l’assaut des cols mythiques. Comme pour mieux appréhender la légende des cols de Savoie Mont Blanc.