• Randonnée

Bivouac : ce qu’il faut prévoir et savoir 

Indissociable des pratiques outdoor en itinérance, le bivouac est un campement éphémère d’une nuit, permettant aux randonneurs, alpinistes et autres adeptes de trek ou cyclotourisme de se reposer, de se protéger (si besoin) du mauvais temps, et accessoirement, de partager une expérience inoubliable en montagne.

Bivouac sans couac

Quel matériel prévoir ?  

Pour la nuit

 

  • Une tente d’une capacité égale au nombre d’occupants + 1, pour abriter le matériel, et si possible avec un auvent, pour cuisiner et manger à l’abri des intempéries.
  • Un sac de couchage adapté aux températures que vous rencontrerez, selon l’altitude et la saison
  • Un matelas qui pourra être en mousse ou autogonflable, en prévoyant dans ce dernier cas, un kit de réparation

Pour les repas

 

  • Selon votre itinéraire et les possibilités de ravitaillement en route, vous devrez prévoir plus ou moins de nourriture et d’eau. Spécialement conçues pour couvrir les fortes demandes énergétiques, pensez aux rations lyophilisées, légères à transporter et garantissant un apport kilo/calories approprié
  • Les filtres à eau ou pastilles de chlore, permettant de rendre l’eau des ruisseaux potables, éviteront le transport de litres d’eau.  
  • Et pour être parés en toutes circonstances, outre l’incontournable réchaud à gaz, n’oubliez pas la lampe frontale, la vaisselle et les ustensiles de cuisine multi-fonctions.  

L’ensemble de ces éléments conditionnant le poids de votre sac à dos, privilégiez toujours la légèreté et la polyvalence du matériel, afin que la charge totale ne dépasse pas vos capacités physiques.

S'inviter sans déranger

Quel emplacement privilégier ?

Les premières règles à respecter en matière d’emplacement vous seront données par la règlementation locale. En territoire Savoie Mont Blanc, le bivouac est la plupart du temps toléré en dehors des routes et des zones urbaines. Cependant, certaines communes, les réserves naturelles, les parcs régionaux et parcs nationaux ont des réglementations spécifiques. C’est ainsi que le Parc National de la Vanoise interdit le camping en-dehors des refuges, tandis que le Parc Régional du Parc des Bauges l’autorise, à condition de planter votre tente au coucher du soleil et de l’avoir enlevé aux premières heures de la journée.   

Au-delà des particularités propres à chaque lieu, l’idée est toujours la même : respecter la nature qui vous accueille, ne pas déranger la faune, par des comportements et des bruits inopportuns et repartir, sans laisser trace de votre passage.  

Des règles qui relèvent du bon sens

Choisir si possible un endroit avec vue, avec un sol plat et meuble, en prenant soin de débarrasser le sol des pierres et autres objets susceptibles de vous gâcher la nuit.   

Préférer un lieu avec un point d’eau à proximité, très pratique pour se laver.   

Eviter les terrains et configurations à risque, comme des éboulis ou un cours d’eau susceptible de sortir de son lit, et de vous sortir du vôtre en cas de pluie.  

 

Vous y êtes ? Il ne vous reste plus qu’à profiter du moment, le temps d’une veillée où chacun ira de son récit du jour, de son anecdote d’hier ou de son projet d’itinéraire pour le lendemain.
Et ce jusqu’à ce que la nuit ne vous rattrape et vous rappelle que demain, d’autres émotions vous attendent.   

Le bivouac dans le Parc national de la Vanoise

Evoluer à son rythme, dans des paysages restés intacts. Réveiller ses sens et se connecter aux éléments. Croiser des espèces rares et vivre des moments qui le sont tout autant… En Vanoise, c’est possible. Et ça le restera, aussi longtemps que chacun adaptera son comportement au milieu qu’il traverse. La règlementation du Parc national de la Vanoise n’a d’autre but que cela, et c’est pour cette raison que le bivouac n’est autorisé que du 1er juin au 30 septembre, uniquement à proximité immédiate de certains refuges. 22 lieux vous accueilleront, vous et votre tente compacte et légère, uniquement sur réservation de 19h à 8h, en échange d’une redevance de 5 euros par personne. Le prix à payer pour vivre un moment d’exception, face à des sommets avoisinant les 4000 m d’altitude.