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Vins de Savoie, toute une histoire

Les Allobroges cultivaient un vignoble de Mondeuse… Vingt siècles plus tard, les viticulteurs de Savoie et de Haute-Savoie produisent « des vins d’excellence ». Une vingtaine de crus issus de terroirs d’exception, à (re)découvrir en pratiquant l’oenotourisme.

La vigne sauvage était présente dans les Alpes dès le néolithique, mais il faut attendre l’arrivée des Romains chez les Allobroges pour découvrir ce qui semble être l’ancêtre de la Mondeuse, la vitis allobrogica. Dès la fin du IVe siècle, avec la religion chrétienne, le vignoble se développe autour des lieux de culte, puis dans les domaines notables et dans les fermes pour une utilisation personnelle

Vignoble de Brison Saint-Innocent © Savoie Mont Blanc / Huchette

Un fléau venu d’Amérique du Nord

La démocratisation des bonnes vignes se produit essentiellement lors de la crise du phylloxera, fléau qui débarque d’Amérique du Nord vers 1860. « En 1890, la majorité du département est sinistré. Trois années sans vin se succèdent et les parcelles se vendent à bas prix en petits lots aux paysans», explique MauriceMessiez auteur du livre “Vignes et vins de Savoie. Vingt siècles d’histoire”. Ils les replanteront avec des plants de vignes peu sensibles aux maladies, et demandant peu de soins mais pas forcément de qualité. Les cépages rouges, plus productifs, sont privilégiés.

« Dès les années trente, les vignerons professionnels prennent conscience de cette dérive et de la nécessité de revenir aux anciens cépages. », explique Maurice Messiez. La commune d’Apremont, avec le cépage Jacquère, prend l’initiative de cette renaissance. Des paysans abandonnent la poly-culture pour se consacrer uniquement à la vigne. Les caves particulières, profitant du marché des stations de ski, se multiplient. Auparavant, les coopératives assuraient la plus grande partie des ventes de vin.

Vignoble de Chignin © Savoie Mont Blanc / Raïh

Vignoble de Seyssel © Savoie Mont Blanc / Ribot

Déclin et renaissance du vignoble montagnard

En plaine, les vignerons s’organisent pour donner à la clientèle des garanties de qualité. La réussite du Seyssel et du Crépy, premiers à obtenir l’A.O.C. -Appellation d’Origine Contrôlée- servent d’exemple. Les vignobles ayant des crus reconnus obtiennent le label VDQS (Vins Délimités de Qualité Supérieure), c’est un premier pas vers l’A.O.C. obtenu en 1973 pour les « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie ».

Alors que les vignobles des plaines se développent, les vignes paysannes de montagne disparaissent, notamment à cause de l’industrialisation. Ne pas avoir été intégré à l’appellation finit de les achever. Trois décennies plus tard, ces vins que l’on pensait disparus, renaissent. Ils ont désormais leur vitrine, la Biennale des vins de montagne, dont la première édition a été organisée en janvier 2012 à Chambéry. Les vignerons ont replanté des cépages « autochtones », adaptés aux sols et au climat des coteaux de Maurienne et de Tarentaise.


Les vins de Savoie ont besoin de se défaire d’une image de “fondue-raclette”, de vins régionaux « alors qu’ils sont capables de rivaliser avec les meilleurs vins de France », explique Michel Quenard, président du syndicat régional des vins de Savoie. Ces vins sont mal connus, en effet 70% de la production est consommées localement, et les crus que l’on trouve hors de Rhône-Alpes ne sont pas forcément représentatifs du vignoble. Autre handicap : les souvenirs d’une époque où l’on était moins regardant sur la qualité. Mais la profession a réagi.


Le choix de la qualité

L’ensemble de la filière a fait le choix de s’engager dans une démarche qualité. « Il est indispensable de viser l’excellence. Sinon, on disparaît » résume Michel Quenard. Les efforts de ces dernières années ont porté leurs fruits, les vins de Savoie sont arrivés à rivaliser avec les vins français. Dans le dernier Parker, prestigieux guide américain, une vingtaine de vins savoyards sont récompensés. « Un record mondial par rapport à la surface du vignoble », rapporte Bernard Vissoud, œnologue et organisateur de randonnées œnologiques.

« Nos vins sont à l’image de nos départements, authentiques, naturels, et d’une grande diversité », relève Michel Quenard. « Nous avons un gros avantage par rapport aux autres régions viticoles : nos montagnes qui génèrent de nombreux micro terroirs ». On retrouve en Savoie 23 cépages, dont 7 uniques au monde, trois appellations -A.O.P. Vin de Savoie, A.O.P. Roussette de Savoie et A.O.P. Seyssel- et 20 crus. Un dossier pour obtenir l’appellation crémant pour les vins pétillants a été déposé auprès de l’institut national de l’origine et de la qualité. « Ce sera un atout pour la commercialisation de nos vins. », explique l’œnologue Michel Bouche, directeur du Comité interprofessionnel des vins de Savoie.

Vignoble de Ripaille © Savoie Mont Blanc / Raïh

On the wine route in the Chautagne area © Savoie Mont Blanc/Raih

Communiquer pour vendre

 « Nous avons des vins d’excellence, qui s’épanouissent sur des terroirs d’exception … Nous devons le faire savoir ! sourit Michel Quenard. Nous sommes sur un marché de niche avec des vins dont nous devons mettre en avant la typicité. » Savoir communiquer : une compétence essentielle notamment dans la vente directe qui séduit de plus en plus les consommateurs.

Savoir vendre, y compris à l’étranger (environ 2 % des ventes actuellement) afin de diversifier les débouchés, tout en fidélisant et conquérant la clientèle locale et nationale, dans un secteur très concurrentiel… Un beau défi que l’oenotourisme doit relever. Bernard Vissoud est formel : « À partir du moment où vous réussissez à convaincre, y compris les plus sceptiques, de goûter nos vins de Savoie… c’est gagné ! »

Extrait : Mag 10 Savoie Mont Blanc / Textes YPM 



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